Expérience

Rencontre avec le Directeur du ZooParc de Beauval

Rodolphe Delord

Quand la famille s’installe en Touraine en 1980, Rodolphe n’a que 11 ans et connaît déjà très bien les oiseaux : il y en avait environ 200, collectionnés par sa maman dans leur appartement parisien ! 40 ans plus tard, il est à la tête de l’un des plus grands parcs zoologiques d’Europe, situé en plein cœur du Val de Loire. Nous avons choisi de vous raconter cet entretien à partir de quelques chiffres marquants.

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C’est le nombre de passions revendiquées par Rodolphe Delord
Recréer le lien entre l’homme et la nature via les animaux
Créer et bâtir
Le paysage, et notamment les végétaux
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C’était la taille en hectares du terrain mis à disposition par ses beaux-parents à Françoise Delord, originaires de Tours, en 1980. Elle en aménage trois et y ouvre un petit parc ornithologique où elle tient elle-même la caisse à l’entrée. Quelques années plus tard, son fils la rejoindra pour le faire évoluer. Aujourd’hui, la famille possède 110 hectares. « Et il ne se passe pas un mois sans que j’achète un bout de terre autour » précise Rodolphe Delord.

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C’est l’âge auquel Rodolphe, pas vraiment en phase avec le collège, quitte le système scolaire pour ne jamais le retrouver. Un parcours exceptionnel de « self-made man » !

1400

C’est la superficie en mètres carrés de la nouvelle clinique vétérinaire inaugurée en 2017. On y trouve un scanner, un bloc de chirurgie, une salle de réveil et un laboratoire d’analyse médicale.

35 000

C’est le nombre d’animaux que l’on peut voir aujourd’hui dans le parc, répartis en 800 espèces sur 40 hectares.

35

En mètres, c’est l’altitude de la télécabine, «Le Nuage de Beauval». Depuis le 30 mars 2019, 24 cabines de 8 places survolent le zoo sur 800 mètres, permettant aux visiteurs de découvrir le parc sous un angle aussi original qu’impressionnant.

364

C’est le nombre de chambres d’hôtel disponibles aujourd’hui sur le site de Beauval. C’est en 2008 que Rodolphe Delord et son équipe décident de faire de Beauval une destination à part entière. Pour en arriver là, il a fallu beaucoup de prises de risques : plus de communication, plus de recrutement, plus d’investissements… D’après les « experts », ces hôtels ne devaient pas marcher. Il y en a trois aujourd’hui. Et ce n’est pas fini.

C’est à une dizaine près le nombre de salariés du site en 2019.

C’est l’année où Françoise Delord quitte Paris pour le lieu-dit Beauval à Saint-Aignan, avec son mari le prestidigitateur Jacques Delord, ses deux enfants Delphine et Rodolphe et sa collection d’oiseaux qui passera rapidement de 300 à 2000 spécimens.

C’est la décennie où, d’après Rodolphe Delord, se situe le point de bascule entre le zoo conçu et considéré comme simple lieu de divertissement et le zoo lieu de conservation de la biodiversité, avec programmes de recherches en éthologie, accueil de chercheurs, éco-responsabilité généralisée… Beauval a été l’un des premiers grands parcs zoologiques à s’engager fortement dans cette démarche et a participé au changement d’image des zoos en général. 

C’est la somme annuelle en euros dépensée par le Zoo Parc de Beauval pour des projets de terrain, soit 30 à 35 programmes par an : protection d’espèces et de milieux naturels, réintroduction d’espèces, achat de forêts, lutte contre des espèces envahissantes, recherche, etc.

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2 Millions

C’est le nombre de visiteurs annuels qui pourrait être atteint en 2020.

Un chiffre énorme pour un site touristique inexistant il y a 40 ans : à titre de comparaison, c’est à peu près le même chiffre que le Parc Astérix, le Grand Palais à Paris et le Futuroscope à Poitiers. Le Château de Chambord, autre grande attraction du Loir-et-Cher, accueille 1 million de visiteurs.